Arrestation à Kinshasa des quelques espions rwandais.

Quatre espions Rwandais, dont l'un est un élément des RDF (l'armée Rwandaise), agissant sous la couverture d'une ONG de développement dénommée African health developpement organisation (AHDO), sont tombés dans les filets des services de sécurité Congolais avec deux de leurs complices

Nul n'ignore l'infiltration des toutes les institutions du pays par des hommes de Kagame. Si dès son arrivée au pouvoir, le président Félix Tshisekedi avait voulu minimiser cette situation, il a fallu la reprise de massacre des congolais par les terroristes appelé M23 , en septembre dernier pour que Kinshasa se réveille.


''Nous sommes en face d'un cas d'espionnage des services Rwandais opérant à Kinshasa, détecté et démantelé par nos services de sécurité qui ont réussi un joli coup de filet", indique Jean-Claude Molipe, lors d'une communication officielle du gouvernement, annoncée tard dans la nuit du 27 décembre 2022, à la télévision nationale.

Il révèle que ''ces espions avaient infiltré de hauts gradés des FARDC, des personnalités politiques de grande envergure ainsi que des opérateurs économiques et membres de la société civile".

Jean-Claude Molipe précise que ''le téléphone crypté du militaire Rwandais, après exploitation par nos services et de nos enquêteurs, a révélé que ce dernier a eu accès aux différents sites stratégiques de la capitale. Et ce, en complicité avec certains officiers généraux et supérieurs des FARDC".

Toutes fois, il rassure que ''d'autres espions sont recherchés d'autant plus que l'ONG en question avait ouvert des antennes dans les provinces du Kwango, Kwilu, Kasaï, Nord et Sud Kivu. Ils seront finalement rattrapés".

Plan d'assassinat dévoilé

''L'acquisition par ces espions d'un important patrimoine foncier dans le périmètre de l'aéroport international de N'Djili et de la base militaire de Kibomango laisse entrevoir la préparation d'un plan machiavélique similaire à celui qui a été à la base de l'assassinat de Juneval Habyarimana et de son homologue Burundais en 1993", explique le vice-ministre de la Défense.

"Les investigations se poursuivent sur base des pistes et des éléments de preuve fournis pour ceux qui sont appréhendés. Les services de sécurité de la RDC rassurent la population qu'ils sont à pied d'œuvre pour démanteler ce réseau de criminels et mettre hors d'état de nuire tous les complices, aussi bien civils que militaires", souligne-t-il.

Cette révélation va sans doute mettre de l'huile sur le feu dans les relations entre Kinshasa et Kigali, qui ne sont plus au beau fixe depuis pratiquement le mois d'avril 2022. En cause, un soutien militaire du Rwanda au mouvement terroriste du M23 toujours dénoncé par la RDC avec des preuves évidentes mais toujours nié du côté du voisin Rwandais.

La tension est montée d'un cran après l'occupation de Bunagana le 14 juin dernier et une bonne partie des localités du territoire de Rutshuru en novembre par ce mouvement soutenu par l'armée Rwandaise, selon Kinshasa.

Dans un communiqué conjoint des Chefs d'État publié à l'issue du mini-sommet de Luanda, la cessation immédiate des hostilités et le retrait immédiat du M23 des territoires occupés avaient été décidés avec un ultimatum sans respect duquel la force régionale devait intervenir.

Le M23 a annoncé le vendredi 24 décembre le retrait de ses troupes de positions occupées de Kibumba dans le territoire de Nyiragongo. Et, il aura fallu attendre 24h pour attendre une réaction de l'armée.

Dans cette communication, le porte-parole de l'armée, le Général Sylvain Ekenge, a dénoncé le fait que ''le désengagement annoncé, avec pompe des terroristes du M23 soutenus par les Forces de Défense du Rwanda, est un leurre et une simple opération de publicité pour distraire les Congolais et la communauté internationale".