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Afrique

Cameroun : une attaque attribuée à Boko Haram fait au moins seize morts.
Écrit par Berger Media - Publié le 03/08/2020
     

 

Sept jours plus tôt, l’armée camerounaise avait annoncé avoir tué cinq combattants du groupe djihadiste né dans le nord-est du Nigeria. Au moins seize personnes ont été tuées, dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 août, lors d’une attaque, attribuée aux djihadistes du groupe Boko Haram, contre un camp de personnes déplacées dans la région de l’Extrême-Nord, au Cameroun, a annoncé à l’AFP un responsable local. « J’ai compté quinze corps, dont certains étaient démembrés, sur place et à la morgue de l’hôpital, où des blessés étaient évacués », a précisé un témoin qui a demandé à garder l’anonymat.

 

« Le bilan actuellement est de seize morts, il est évident que c’est Boko Haram qui est responsable », a affirmé, dimanche, Mahamat Chetima Abba, maire de la commune de Mayo-Moskota, où est situé le camp de Nguetchewe. Ce camp sert habituellement de « refuge » aux populations locales en cas d’attaques de Boko Haram, selon un responsable municipal ayant requis l’anonymat, mais des familles s’y sont installées de façon plus ou moins pérenne.

 

« Ils nous ont surpris »

Né dans le nord-est du Nigeria en 2009, le groupe Boko Haram a étendu ses actions aux pays voisins, attaquant notamment régulièrement la région camerounaise de l’Extrême-Nord, habituellement pour y voler du bétail et des vivres. « Il y avait un calme relatif depuis quelques semaines, mais ils ont profité de leur connaissance du terrain pour contourner les points de surveillance et les positions des forces de sécurité. Ils nous ont surpris », a expliqué le maire, également chef traditionnel de la zone.

 

Sept jours avant l’attaque, l’armée camerounaise avait annoncé avoir tué cinq combattants de Boko Haram.

 

L’armée camerounaise et celles des autres pays limitrophes du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Niger) luttent contre le groupe djihadiste au sein d’une Force multinationale mixte (FMM). Mais l’efficacité de cette organisation a été critiquée, notamment par le président tchadien, Idriss Déby Itno, qui a lancé, en mars, une vaste opération pour chasser Boko Haram de son territoire. Après avoir tué au moins huit soldats tchadiens le 9 juillet, le groupe djihadiste a de nouveau frappé au Tchad vendredi, tuant au moins dix civils dans l’attaque d’un village.

 

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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