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Afrique

Pêche-Afrique : Les navires-usines chinois épuisent les eaux africaines.
Écrit par Berger Media - Publié le 09/07/2020
     

 

Au Sénégal, les professionnels ont réussi à bloquer l’attribution par l’État de licences à des armateurs étrangers. Une victoire minuscule face à la catastrophe qui menace les ressources halieutiques du continent.

 

Ce qui suit pourrait réussir à rendre écolo même quelqu’un comme Donald Trump, s’il n’avait pas autre chose en tête. La flotte de pêche hauturière chinoise, la plus grande du monde, est beaucoup plus importante que ce que nous pensions. Elle est même plus grande que ce que les Chinois eux-mêmes croyaient, quatre fois plus nombreuse que ce que Pékin affirme souhaiter. Cette flotte compte au moins 12 490 navires et on estime à près de 17 000 les bateaux ayant la capacité de pêcher en dehors des eaux territoriales chinoises.

 

On savait que la Chine était une superpuissance mondiale en matière de pêche, mais ces nouvelles données recueillies par des chercheurs pour le compte de l’Overseas Développement Institute [l’ODI, un groupe de réflexion sur le développement] de Londres montrent que la flotte chinoise est bien supérieure aux 3 432 navires estimés en 2014.

 

Pratiquement tous les chalutiers du Ghana sont chinois

Il s’agit en grande partie de chalutiers (qui emploient une méthode de pêche parmi les plus destructrices), travaillant en majorité dans l’océan Pacifique nord-ouest. L’activité pratiquée de la manière la plus intensive est la pêche à la turlutte des calamars dans le sud-est du Pacifique et le sud-ouest de l’Atlantique. Et l’aspect le plus dérangeant de cette pêche hauturière est que ses intérêts sont contraires à ceux des habitants de pays en développement. La flotte chinoise a une incidence vraiment consternante sur l’Afrique.

 

C’est au Ghana que l’on recense le plus grand nombre de navires chinois en dehors de la Chine, avec 137 bateaux selon l’ODI. Pratiquement tous les chalutiers du Ghana sont chinois, et les agents des chalutiers – les personnes qui tirent profit de la vente des licences de pêche – sont des parlementaires. Pourtant, au Ghana, plus de 2 millions de personnes dépendent directement ou indirectement de la pêche en mer pour leurs revenus ou leur emploi. Selon le rapport de l’ODI, les revenus des petits pêcheurs ont chuté de 40 %.

 

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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