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Monde

Le racisme anti-africain en Chine dévoilé à nouveau par coronavirus.
Écrit par - Publié le 13/04/2020
  

 

La découverte d’un cas coronavirus chez des migrants nigérians à Canton a provoqué dans actes racistes qui ont suscité un grand émoi en Afrique, continent courtisé par Pékin depuis plus d’une décennie.

Il a suffi de 5 nigérians testés positifs au coronavirus pour déclencher un réflexe anti-africains dans la ville chinoise qui compte le plus de migrants venus d’Afrique. Beaucoup d’entre eux, pas tous en situation légale, font du commerce en chine, certains s’y sont mariés. Un million de chinois vivent désormais en Afrique, mais on sait moins que des dizaines de milliers d’africains ont fait le chemin inverse vers la chine, une mondialisation Sud-Sud.

Cette cohabitation inédite était jusqu’ici sans gros problème, mais le coronavirus, qui a d’abord frappé la chine, rend tout le monde nerveux. La chine redoute une « deuxième vague », et les autorités insistent sur le fait que les nouveaux cas sont « importés » d’Europe, d’Amérique, de Russie (une ville frontalière du nord de la chine vient d’être placée en quarantaine), et donc aussi d’Afrique.

Cette crainte d’un retour de l’épidémie au moment où la chine tente le déconfinement et la relance de son économie, fait de tout étranger un suspect, avec ce véritable dérapage raciste à Canton.

La scène a été filmée : l’ambassade de chine au Nigéria est convoqué par les autorités du pays le plus peuplé d’Afrique et, penché sur un téléphone portable, il est contraint de regarder des vidéos.

Le président du parlement nigérian a tenu à lui montrer les images qui choquent l’Afrique : des africains à Canton, dans le sud de la chine, chassés de leur logement et forcés de dormir dans la rue à cause du soupçon de coronavirus ; ou encore une affiche à ‘entrée d’un centre commercial, indiquant en anglais que les restaurants sont interdis « aux noirs » pour raisons de santé.

 

La Chine, pays d’origine du covid19 ?

Le paradoxe des scènes de canton est que , dans les premières semaines de l’épidémies, ce sont les chinois eux-mêmes, et plus généralement les asiatiques, qui ont été désignés à la vindicte ; On se souvient de scènes de stigmatisation, en Europe ou aux Etats-unis conte les asiatiques invités « à rentrer chez eux » en raison du virus.

Aux Etats-unis, Donald Trump s’est lui-même prêté à cette stigmatisation en qualifiant u temps le Codid19 de « virus chinois », alors qu’il est internationalement de lier une maladie à un pays, un groupe, ou une minorité sexuelle.

Le risque étant de créer des cycles de représailles sans fin, les images de canton ont suscité des réactions très fortes dans les pays d’origine des migrants. Au Kenya, une campagne a été lancée avec le slogan « china must go », « la chine doit partir », un retournement de situation après les gestes de solidarité chinoise avec l’envoi de matériel médical contre le coronavirus.

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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