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Société

ESU-RDC: Thomas LUHAKA LOSSENDJOLA appelé à mettre de l’ordre à l’Université Président Joseph KASA-VUBU de Boma.
Écrit par - Publié le 02/01/2020
     

En marge des événements successifs en cours au plan politique en RDC en général et au Kongo Central en particulier, une série de publications dans les Forums « Facebook » par « Les amis de Boma » et « Les amis et les étudiants de l’Université Kasa-Vubu (UKV/Boma » attire l’attention de ceux qui empruntent ces autoroutes de l’Information et de la Communication.

De manière invraisemblable, le contenu de tout ce qui y est décrit laisse perplexe, l’UKV étant devenue « une prison à ciel ouvert » (sic), avec un système de renseignements qui s’apparente du Mossad israélien ; une gestion calamiteuse des plus opaques ici décriée, ponctuée d’un népotisme hors-pair, un clanisme cotérique et une tribalisation surannés, dignes d’une autre époque, celle qui y preste voici plus d’une décennie-J'y suis,j'y reste- étant devenue « la » propriétaire privée de cette institution publique.

Or si donc l’actuelle Recteur y trône, ce fut jadis dans le contexte consensuel  d’une gestion rotative « convenue » de commun accord entre les grandes confessions religieuses selon l’inspiration Kongo de Makuku Matatu que sont les trois piliers.
Voilà qui explique que cette Université aie été forgée à ses origines par le Savant et Maître en Théologie Mgr Joseph NTEDIKA KHONDE d’illustre mémoire, soit dit en passant,célèbre au terme d’une brillante Thèse sur « L’Evolution de la Doctrine du Purgatoire chez Saint Augustin », dans un esprit qui promeuve des valeurs chrétiennes de bonne moralité, d’intégrité, de collaboration, de respect mutuel, de diaconie et de service à la communauté et non pour s’en faire plein les poches, question d’éviter d'avoir à faire avec des dirigeants inamovibles, intouchables, omniprésents, omniscients, omnipotents et divinisés comme le Roi-Soleil,« plus forts que l’Etat » ,voire au-dessus des lois, que rien n’arrête, tout à l’opposé d’un leadership participatif.

Tant il n’est un secret pour personne que dans le nouveau contexte de la globalisation, le Président Joseph Kasa-Vubu, tout comme le Prophète Simon Kimbangu pour l’Université qui porte son nom ne sont une propriété culturelle exclusive Kongo, mais "Congolaise", Continentale et Internationale.

Que dire, lorsqu’il est fait état à l’Université Président Joseph Kasa-Vubu de Boma d’un personnel académique, scientifique et administratif « très mal payé »,nommé sur base de critères non objectifs,des professeurs payés quelques centimes USD/l’heure ;pris en otage, lorsqu’ils ne sont pas terrorisés ;régulièrement humiliés devant des étudiants muselés comme des moutons que l’on conduit à l’abattoir, priés tous, s’ils veulent survivre, de faire des courbettes plutôt longues devant le diktat de type stalinien d’une dame de fer qui contrôle tout avec une main de fer, au point, nous confie-t-on la main sur le cœur, qu’elle aurait jusqu’au droit de vie ou de mort sur des sujets  "taillables et corvéables" à souhait !

Car ici les notes de cotation sont traficotées et tripatouillées par Madame le Recteur sans que personne ne bouge. Et ceux qui dans le personnel académique ont pris le pari de le contrer ou de le contrarier dans cette manie devenue son dada le lui paient très cher, certains contraints à végéter sans aucune charge horaire, d’autres poussés vers l’exil. Il ne manque plus que l’instauration d’un régime d’esclavagistes avec à la clé, le fouet, la chicotte, la bastonnade et les travaux forcés "à la charia" !

Tout est donc permis à Madame le Professeur Anastasie MASANGA MAPONDO.
Cela est dû à la somme des soutiens engrangés à coups de corruption et d’achat de consciences de toutes les autorités au sommet du Ministère de l’ESU.
Sans lésiner sur les moyens, elle soigne "sa" hiérarchie aux petits oignons,via un transfert incessant et régulier d'espèces sonnantes et trébuchantes. Les ministres passés à la tête de l’ESU en son inter-règne en savent quelque chose. Suivez mon regard !

Dans un tel système où prévaut le favoritisme loin de tout mérite, les enseignants locaux résidentiels finissent par jeter l’éponge, tandis que les professeurs visiteurs, à qui on alloue des primes de misère, logés dans des conditions indignes, il appert clairement que ces derniers qui ne peuvent accepter de tels traitements aussi dégradants, inhumains et déshonorants finissent de ne plus y prester, avec pour résultats, le nivellement par le bas, l’Université ayant de la peine à produire ses propres professeurs, avec des étudiants ici diplômés mais incapables de se défendre devant des Jurys autres que ceux de leur Alma mater, jugés non, peu ou prou qualifiés, faisant ainsi douter de la qualité des enseignements dispensés et reçus.

Comme on le voit, on est bien loin de l’Excellence et de l’Humanisme caractéristiques de tout leadership innovant. Ce sont des Assistants et des Chefs de travaux qui assurent la quasi-totalité  des enseignements.
En Médecine par exemple, les cours ne sont pas effectivement donnés par rapport aux heures statutaires, faute des professeurs qualifiés, des années littéralement « blanches » restent couvertes par le prétendu « respect du calendrier de l’année académique ». Cas de ces années, on s’en souvient où les étudiants en G2 ne s’étaient contentés que de deux cours sur presque toute l’année, la Santé Publique et la Toxicologie !

Doit-on rappeler que les enseignants avec TD (Technologiae Doctor) ou MD (Medicinae Doctor) ne sont pas attitrés ni qualifiés pour diriger les Impétrants pour le MSc (Master en Sciences et Techniques) ou PhD (Philosophiae Doctor) ?

Les étudiants de l’UKV sont devenus la vache laitière du Comité de gestion sans que la tutelle n’aie à lever son doigt pour des rappels à l’ordre, les différents secteurs du Ministère infiltrés par des espions au service de Madame ayant mission de surveiller les courriers et quelques mesures correctives ou suspensives possibles qui pourraient être prises à l’encontre de la puissante Madame le Recteur ad vitam aeternam.

Ainsi même lorsque l’Université perçoit unilatéralement 300.000 FC en lieu et place de 131.720 FC en violation du point 191 de l’Instruction 021 de l’année académique 2019-2020, il ne se trouve aucune autorité pour contraindre ledit comité de gestion à se conformer aux textes légaux et réglementaires.

Dans ce contexte,qui peut alors croire que la Tutelle s’acheminerait à la décision de fermeture de la Faculté de Médecine de l’Université Kasa-Vubu de Boma pour non-respect des normes, après expiration du Moratoire de trois ans accordés aux Facultés de Médecine de se doter de leurs propres cliniques universitaires, ce conformément à  l’instruction académique du Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire portant directives relatives à l’année académique 2019-2020?

Il est certes vrai que les frais académiques fixés pour l’exercice 2019-2020 sont les plus bas en  l’espace de 10 ans. Soit !
Mais à quoi auront donc servi les frais connexes en sus de frais académiques jusqu’ici perçus en termes de constructions et ou de réhabilitation ?

Des cliniques construites à la « va-vite »…

S’agissant de se conformer à l’instruction relative à la construction des cliniques universitaires pour viabiliser la Faculté de médecine, ce qui s’y passe est simplement déroutant.
Car non seulement Madame le Recteur s’est empressée de faire croire à l’opinion et donc à l’Autorité de tutelle de l’existence des Cliniques pour contourner la mesure administrative contraignante, mais pire, elle s'est refusée de voir lesdites Cliniques porter le nom du Président « Joseph Kasa-Vubu », préférant la dénomination des "Cliniques Universitaires de Boma" (sic) comme si elle était gênée de voir perpetuée la figure emblématique du Premier Président,incarnation de valeurs morales méritocratiques par une gestion orthodoxe des derniers publics...

Et lorsque le 24 septembre 2019, la Presse, la RTNC en tête est conviée à l’inauguration de nouvelles Cliniques Universitaires de l’UKV, ce qu’elle y découvre est le fruit d’un montage odieux, cynique, à la limite de l’arnaque.

Construites selon les normes d’un Home d’étudiants, ces installations du reste inachevées  ne peuvent servir comme un Centre Hospitalier Universitaire Moderne.

Ne disposant d’aucun malade, parce que ne s’y trouve aucun lit, aucun matelas, aucun matériel médical, tout ce qu’on y voit est un alignement des bâtiments de 2 étages avec des chambres sans portes ni fenêtres, sans eau, ni électricité…
En dépit des fonds connexes engrangés en plus d’une décennie sous le règne à vie d’un Recteur que personne ne saurait déboulonner,et qui foule aux pieds toutes les règles de bonne gestion, l’UKV mise dans l' incapacité de se doter d’infrastructures de base sur fonds propres.
Or pour prétendre à une éducation et à une formation de qualité,une Université qui se veut viable doit disposer,en plus d'une main d'oeuvre qualifiée,d'infrastructures requises.

Tous les bâtiments à son actif sont des donations reçues tour à tour du gouverneur Simon-Floribert Mbatshi Batshia, le second de la Banque Africaine de Développement, BAD en sigle, et le troisième bâtiment, le dernier Home d’étudiants,une bâtisse financée par feu le gouverneur Jacques Mbadu Nsitu,tous les trois bâtiments aujourd’hui dans un état de total abandon et de délabrement parce que mal entretenus.

Là où un laboratoire est exigé pour la Faculté d’Agronomie, faute de quoi elle se verrait supprimée, l’Université Président Joseph Kasa-Vubu qui dispose pourtant d’un tracteur et d’un grand terrain n’offre aucun champ d’expérimentation pratique pour les étudiants de cette discipline de l’avenir.
Alors que des spécialistes plaident pour une agriculture intelligente de participation et de la transformation en vue de contrer les effets du changement climatique (par la recherche factuelle basée sur les preuves, la préciosité, la participation de la communauté, le partenariat, la précision, la planification, la projection et les priorités de l’action).
Voilà qui est urgent pour l’Afrique Centrale, à savoir la RDC, la République du Congo, le Gabon, le Rwanda, la Zambie, le Zimbabwe, l’Angola et la Guinée Equatoriale.

Outre le climat de terreur aux relents claniques et tribaux excessifs, visibles par les privilèges accordés dans l’engagement et la promotion cotérique d’assistants incompétents chargés d’assurer la charge des cours importants, des travailleurs et personnel d’appoint que l’on fait venir droit de son village natal, le Recteur qui se veut « à vie » se croit "éternel", dans une République où l’impunité est la devise, et la médiocrité, la ligne de conduite.

Mais tout cela arrive, du fait d’un complexe d’infériorité dans le chef d’une compatriote déterminée à présider aux destinées de l’Université Kasa-Vubu par défi parce que  simplement incompétente.

En Un comme en Mille, c’est d’un Audit dont L'Université a besoin.
Sacrée Prêtre-Mère...
Ceux qui ont milité pour son élévation doivent battre plusieurs fois leur coulpe.
Ce n’est pas sorcier d’y remédier, surtout lorsqu'on connaît le Congo.

Eugène Ngimbi Mabedo

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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