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Société

Honoré NGBANDA est décédé ce dimanche au Maroc
Écrit par Berger Media - Publié le 21/03/2021
  

 

L’ancien conseiller politique, ambassadeur, ministre et chef de service secret du maréchal Mobutu Honoré Ngbanda est décédé ce dimanche 21 mars 2021 à Agadir, au Maroc, suite d’un cancer selon ses proches, à la covid19 d’après d’autres sources.

Agé de 75 ans, monsieur Ngbanda vivait en exil en Europe où il a fondé l’Apareco (Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo). À travers son livre «Crimes organisés en Afrique Centrale» dont la préface est signé Charles Onana, il donne sa version de la chute du maréchal Mobutu, et de la situation en République démocratique du Congo.

 

Cet homme politique congolais était connu entant que responsable de service secret du Marechal Mobutu qui serait à la base des plusieurs disparitions. Né à Lisala le 5 mai 1946 dans la région de l’Équateur, en République Démocratique du Congo, Honoré Ngbanda a fait ses études primaires chez les missionnaires catholiques, les Pères de Scheut, à la Mission catholique de Roby, dans la province de l'Équateur. Il poursuit ensuite, notamment au petit séminaire de Bolongo à Lisala.

Vers la fin des années 1960 alors qu’il est encore étudiant à L’Université Lovanium (actuellement Université de Kinshasa), il est mis à contribution, comme d'autres étudiants, pour suppléer au sein du collège St-Thomas de Lisala, au départ de coopérants enseignants belges, à la suite de désaccords politiques entre le Congo et la Belgique. Début des années 1970, il obtient sa licence en philosophie avec la mention "distinction" et s’envole pour la Belgique pour entamer un doctorat à l’Université de Louvain.

 

Peu de temps après, il est affecté à la présidence de la république du Zaïre comme chercheur au Centre National de Documentation (actuellement Agence Nationale de Renseignements), les services de renseignement congolais.

En 1990, il est nommé Conseiller politique du Chef de l'État. En 1991, après avoir assisté le chef de l’État aux négociations politiques avec l’opposition, à la suite de troubles, il est nommé ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants dans le gouvernement d'Étienne Tshisekedi. Il est reconduit au poste de Ministre de la Défense dans le gouvernement de Bernardin Mungul Diaka, puis dans celui de Jean Nguza Karl-I-Bond.

 

En 1996, à la suite de l'invasion du Zaïre par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda, il est chargé par le Président Mobutu de mener les négociations d’abord avec les présidents Yoweri Museveni et Paul Kagame à Kampala et à Kigali, et ensuite en Afrique du Sud avec les responsables de l’administration américaine dont les sous-secrétaires d’État américains Georges Moose et Suzanne Rice. En 1997, il participe à l'organisation, avec le concours du Président Mandela, d'une ultime rencontre entre le président Mobutu et Laurent-Désiré Kabila. Mobutu espère négocier une transition et l'organisation d'élection, alors que Kabila est déjà en position de s'imposer, ses forces s'emparant des villes zaïroises, et ne veut négocier que les modalités de départ de Mobutu3. En mai 1997, la chute de Mobutu surprend Honoré Ngbanda à Lomé au Togo.

Depuis son exil européen où il organisait des rassemblements ou des vidéo-conférences contre le régime de Laurent-Désiré Kabila, puis de Joseph Kabila, il répondait à ses détracteurs qui l’accusaient d’être le responsable d'un massacre d’étudiants à Lubumbashi le 11 mai 1996. Il était accusé également d'avoir joué un rôle majeur dans le massacre perpétré à la suite d'une marche des chrétiens le 16 février 1992. @B.N.

 

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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