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Société

RDC: Décès de l'un des vice-présidents durant la transition, Abdoulaye Yerodia Ndombasi.
Écrit par - Publié le 20/02/2019
  

 

L'un des anciens vice-présidents congolais durant la transition post-guerre civile (2003-2006), Abdoulaye Yerodia Ndombasi, est décédé à Kinshasa à l'âge de 86 ans, rapportent mardi de nombreux médias congolais, citant des sources familiales. Il est mort dans la nuit de lundi à mardi à l'hôpital du Cinquantenaire après avoir lutté pendant plusieurs années contre le diabète et l'hypertension.

 

Sénateur de la province du Kongo-Central (ouest de la République démocratique du Congo) depuis 2007, cet ancien compagnon de route du guerillero argentin Ernesto "Che" Guevara, fut l'un des plus loyaux soutiens de Laurent-Désiré Kabila, arrivé au pouvoir en mai 1997 en renversant le régime du maréchal Mobutu Sese Seko.

Ce psychiatre et philosophe formé en France avait été ministre des Affaires étrangères et de l'Education nationale entre 1998 et 2002, sous "Mzee" Kabila.

 

En 2003, lorsque se met en place la transition prévue par les accords de Sun City (Afrique du sud) qui ont mis fin à la "seconde guerre du Congo" (2 août 1998 à juin 2003), un conflit régional impliquant sept pays africains, M. Yerodia devient l'un des quatre vice-présidents, sous la présidence de Joseph Kabila, arrivé au pouvoir après l'assassinat de son père en janvier 2001.

 

Choisi sur le quota du parti présidentiel, le PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie), il siège aux côtés de Jean-Pierre Bemba, le chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC, alors une rébellion soutenue par l'Ouganda), de l'ancien chef de la rébellion du Rassemblement congolais pour la Démocratie (RCD, soutenu par la Rwanda) Azarias Ruberwa et un représentant de l'opposition politique, Arthur Z'ahidi Ngoma (décédé le 21 octobre 2016 en France).

 

Il avait aussi été visé - mais sans suite - par la justice belge pour des propos haineux envers les Tutsi tenus en août 1998, lorsque la rébellion du RCD menaçait Kinshasa. Alors chef de cabinet de Laurent-Désiré Kabila, il avait traité les rebelles de "vermines" et d'"insectes" et parlé d'extermination.

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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