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Monde

G20 : Trump continue de faire bande à part sur le climat. Les Vingt chefs d'État s'engagent à réformer l'OMC.
Écrit par Berger Media - Publié le 01/12/2018
  

 

Les trublions Donald Trump, Mohammed ben Salmane («MBS») et Vladimir Poutine ont tant accaparé l'attention médiatique du sommet du G20 que nombre d'observateurs s'attendaient à un échec retentissant. Finalement, une «déclaration des dirigeants du G20» sur un «consensus pour un développement équitable et durable» a été adoptée samedi à Buenos Aires.

 

Ceci à quelques heures du dîner entre le président Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, susceptible d'occulter en partie le sommet lui-même.

Les sherpas ont négocié une cinquantaine d'heures sur le texte du communiqué en terminant, comme le plus souvent dans ces sommets, par une nuit blanche. Entre diplomates, l'atmosphère «a été très constructive», souligne un officiel européen, au cœur des négociations, «sans agressivité entre sherpas américains et chinois».

 

Le communiqué, de la dentelle diplomatique, ménage les positions de chacun. Le président argentin Mauricio Macri, hôte du Sommet, souhaitait un communiqué ramassé de 3 pages. Mais comme la formation d'un gouvernement, au final moins resserré que promis, la «déclaration» fait 6 pages.

 

Explicitement, les dirigeants du monde soutiennent « la réforme nécessaire de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ». Même s'ils n'ont pas forcément les mêmes objectifs en tête. Ainsi, sur le commerce, l'un des grands sujets de contentieux avec les États-Unis, l'Union européenne (qui négocie au nom des États sur les affaires commerciales) a fait une concession à Donald Trump: le mot «protectionnisme» est absent de la déclaration. Mais, «en échange», les Européens ont obtenu de faire figurer «la reconnaissance de la contribution du système de commerce international» à la croissance et la création d'emplois.

 

Une nouveauté par rapport au dernier G20, Hambourg en 2017, «le système n'atteint plus ses objectifs» et il faut «l'améliorer». Explicitement, les dirigeants du monde soutiennent «la réforme nécessaire de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)». Même s'ils n'ont pas forcément les mêmes objectifs en tête, l'UE, les États-Unis et la Chine sont en effet d'accord pour adapter l'OMC à l'économie du XXIe siècle. Les «Vingt» s'engagent à faire le point sur l'avancée de ce dossier lors du prochain Sommet, l'année prochaine à Osaka au Japon.

 

 

Face aux coups de boutoir que Donald Trump porte au multilatéralisme, les diplomates européens se réjouissent d'avoir conservé la mention d'un «ordre international fondé sur des règles» qu'il convient d'améliorer pour s'adapter à «un monde en transformation rapide».

 

Texte de consensus

Sur le climat, l'autre grand sujet qui fâche Trump contre le reste du monde, le constat de la division est marqué noir sur blanc. D'un côté, «les signataires de l'accord de Paris» (à la COP21 en 2015) «s'engagent à sa pleine mise en œuvre». De l'autre, les États-Unis «réitèrent leur décision de s'être retiré de l'accord de Paris». Au passage, les ONG écologiques soulignent que les rejets de gaz à effet de serre de 15 pays du G20 - dont la France - augmentent.

 

Si les diplomates sont parvenus à échafauder un texte de consensus, Donald Trump a continué à mépriser le travail collectif en «séchant» la séance de l'après-midi consacré au commerce et à la fiscalité. Il a par ailleurs annulé sa conférence de presse, officiellement pour ne pas offenser la famille Bush après le décès de l'ex-président George Bush. Tandis qu'Emmanuel Macron allait regagner la France 11.000 km de Buenos Aires et sa capitale saccagée par les «gilets jaunes», Donald Trump se préparait à son dîner «très important» avec Xi Jinping

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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