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Afrique

KENYA: Trois employés chinois du chemin de fer inculpés pour corruption.
Écrit par Berger Media - Publié le 26/11/2018
     

Trois employés chinois de la société de gestion de la ligne ferroviaire Nairobi-Mombasa ont été inculpés lundi au Kenya, accusés d'avoir proposé des pots-de-vin à des policiers en charge d'une enquête visant leur entreprise.  

 

Les trois hommes, Li Gen, Li Xiaowu et Sun Xin, sont des cadres de la China Road and Bridge Corporation (CRBC), la compagnie qui a construit et opère cette nouvelle ligne ferroviaire, inaugurée en grande pompe par le président Uhuru Kenyatta en juin 2017. Ils avaient été arrêtés vendredi par la commission anticorruption kényane et ont été inculpés lundi pour corruption devant le tribunal de Mombasa.

Selon l'accusation, les trois hommes auraient offert un total de 900.000 shillings kényans (6.800 euros) à des policiers de la direction des affaires criminelles pour qu'ils ferment les yeux sur des malversations présumées. Selon les médias kényans, l'autorité en charge des chemins de fer aurait récemment mis au jour une escroquerie portant sur le détournement d'une partie non négligeable des revenus tirés de la vente des billets de train, impliquant des Chinois et des Kényans. Les trois suspects, qui nient les faits, ont été maintenus en détention provisoire en attendant que le magistrat se prononce vendredi sur leur demande de remise en liberté sous caution.

Le Kenya et la Chine entretiennent globalement de bonnes relations diplomatiques. La Chine a ainsi financé 90% des 2,8 milliards d'euros pour la construction de la ligne Mombasa - Nairobi. Mais plusieurs incidents sont venus cette année entamer ces bonnes relations.

En juillet, des employés kényans de la nouvelle voie ferrée ont accusé du personnel et des cadres chinois de racisme et discrimination. En septembre, c'est un homme d'affaires chinois qui a été arrêté puis expulsé pour avoir tenu des propos racistes envers le président Kenyatta. Dans le même temps, la police kényane effectuait une descente au siège africain (situé à Nairobi) de la chaîne de télévision chinoise CGTN, dans le cadre d'une opération visant les étrangers en situation irrégulière.

Plusieurs journalistes avaient été brièvement interpellés et l'ambassade de Chine avait exprimé sa "préoccupation" après une série d'incidents 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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