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Politique

Le président J. Kabila affirme « sa passion » pour la RDC devant le congrès.
Écrit par mbuku kimbanzi - Publié le 20/07/2018
  

 

La RDC financera seule ses élections et il s’engage à respecter la constitution. Ce sont là les deux points à retenir du discours du chef de l’état congolais, face aux deux chambres du parlement réunis en congrès ce jeudi 19 juillet à Kinshasa.

Du suspens ? Très attendu par des congolais, mais ce congrès a été comme le précédant. Pour détendre l’atmosphère, le chef de l’état congolais a débuté son allocution par l’humour, pour calmer les esprits de ceux attendaient « une déclaration particulière » de sa part. «…certains attendent que je leur disent : comprenez mon émotion…mais je vais plutôt leur dire : « comprenez ma passion pour ce pays » a-t-il lancé.

Le président Kabila a fait allusion à la « déclaration émotionnelle » du défunt président Mobutu Sese Seko en 1990,  lors de la proclamation du multipartisme. A cette occasion,  il quittait la présidence du MPR, son parti unique. N’est-il pas une façon pour Joseph Kabila de dire aux congolais qu’il ne quitterait ni son parti le PPRD, ni son poste du président de la république ?

Pendant plus de trente minutes, il a étalé le bilan de ses années au pouvoir, sans donner un délai de le quitter. Néanmoins, il s’est contenté de réaffirmer son engagement à respecter la constitution. Une déclaration qui ne convainc pas l’opposition qui le soupçonne de briguer un 3e mandant ou tout simplement de favoriser son « dauphin ».

Malgré les réformes entamées, le président Kabila n’a pas pu donner le chiffre des chômeurs dans son pays où la vente à la sauvette démontre la réalité sociale des congolais.                                            Si les routes ont été réhabilitées, plus particulièrement dans la capitale, soit 23 000  km dont 10 000  asphaltées, plusieurs d’autres, en province demeurent impraticables et doivent être construites.

Sur le plan sécuritaire, malgré la réunification du pays, actuellement des tueries perpétrées par des groupes armées dans plusieurs localités, au Nord- Est et au Kasai, poussent des centaines des familles à abandonner leurs terres pour se refugiés dans des grandes localités où ils vivent dans des conditions difficiles.

Devant le Parlement réuni en congrès, le chef de l’Etat congolais a annoncé que la République Démocratique du Congo financerait seule et entièrement les scrutins. Notamment le présidentiel, les législatives provinciales et nationales prévus en décembre 2018.

« Nous avons tenu à affranchir notre processus électoral de financement extérieur et par conséquent de chantage de tous genres, afin de conférer la meilleure légitimité à ceux qui sortiront vainqueur de ces consultations. Les élections seront entièrement financées par l’Etat congolais », a –t-il déclaré à moins d’une semaine de l’ouverture de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle et aux législatives nationales.

Sur le registre de la santé par exemple, Joseph Kabila a fait remarquer que « le taux de mortalité infantile est passé de 213 décès pour 100 000 naissances en 2001 à 104 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2014 ». Des résultats qu’il attribue à « la réhabilitation et l’équipement des ressources sanitaires sur fonds propres et à la construction de plus de 1000 autres centres de santé».  « N’en déplaisent à ceux qui ne voient que ce qui reste à faire mais jamais ce qui a été fait, tous ces résultats ont eu pour incidence la progression de la RDC sur l’indice de développement humain en RDC depuis 2016, en témoigne le rapport du PNUD », s’est réjoui le président.

 

Outre les députés et sénateurs, des membres du gouvernement, des gouverneurs des provinces, des présidents des cours et tribunaux, des représentants des corps diplomatiques et des membres de sa famille ont également suivi ce discours –bilan de 17 ans de son règne.

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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