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Politique

Elections-RDC : J.P. MBEMBA, un candidat qui fait peur ?
Écrit par - Publié le 14/07/2018
  

 

L'ancien-vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté le mois dernier par la CPI, a été désigné, sans surprise, vendredi par son parti candidat à la présidentielle du 23 décembre, censée élire le successeur de Joseph Kabila en République démocratique du Congo.

"Nous avons décidé à l'unanimité de reconduire le sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo comme le président national du Mouvement de libération du Congo (MLC) pour un mandat de cinq ans et de l'investir comme notre candidat à l'élection présidentielle pour le scrutin du 23 décembre 2018", a déclaré Jean-Jacques Mamba, rapporteur du congrès du parti, sous des acclamations des participants.

 

Un candidat qui fait peur à la majorité présidentielle? Âgé de 56 ans, l'opposant Bemba a été plébiscité, en son absence, par les membres du MLC à l'issue du congrès de ce parti qui s'est tenu à Kinshasa.

 

"Je vous remercie pour la confiance que vous me faites, nous allons nous retrouver prochainement chez nous" à Kinshasa en RDC, a réagi M. Bemba dans une liaison téléphonique.

 

Héritier d’un riche homme d'affaires congolais, devenu chef de guerre puis vice-président, M. Bemba avait été condamné en première instance en 2016 à 18 ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI) pour les meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003. Mais le 8 juin dernier, un jury d'appel a ordonné sa mise en liberté, l'acquittant, à la surprise générale.

 

M. Bemba vit pour l'instant en Belgique, en liberté provisoire, après dix ans de détention, en attendant une décision finale sur sa peine dans une autre affaire de subornation des témoins.

Si tout le monde s’accorde pour dire qu’il sera également acquitté pour ce dossier, rien est pourtant sure, qu’en ce qui concerne sa victoire à la présidentielle de décembre 2018. Car, la majorité qui a validé la « machine à voter » met tout en œuvre pour gagner.

Tous les moyens financiers et autres sont mis en œuvre pour que les élections aient lieu, au détriment de plusieurs services publics et sous-traitants des entreprises publiques qui ne sont plus payer depuis des années.

Affaiblis par le chômage de masse, les épidémies de choléra et ebola, et la faim, les congolais de la RDC veulent aller aux élections pour changer de politique. Mais à quel prix ? E.N.

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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