|    Facebook    |    Devenir Membre   |   Webmail   |

Politique

ONU : Joseph Kabila a réaffirmé le caractère irréversible du processus électoral en RDC.
Écrit par Berger Media - Publié le 23/09/2017
     

Le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila a réaffirmé,  samedi, du haut de la tribune de la 72ème assemblée générale annuelle des Nations Unies à New York, le caractère irréversible du processus électoral en République Démocratique du Congo.

«Vu toutes les avancées, j’affirme que le cap vers les élections crédibles et apaisées est définitivement fixé et que notre marche dans cette direction est irréversible», a déclaré le Chef de l’Etat, ajoutant : «le tout sans ingérence extérieure ni diktat quelconque».


Il a invité, à cette occasion, les amis de la RDC à soutenir «sincèrement» le processus électoral en cours. Il s’est félicité de l’enrôlement de plus de 42 millions d’électeurs sur les 45 millions projetés, signalant que la dernière phase de cette opération vient de commencer dans les provinces du Kasaï. Il a cependant reconnu qu’en dépit des avancées enregistrées, «les défis de l’organisation des élections demeurent énormes tant au plan logistique, politique, financier, sécuritaire et normatif».


Par ailleurs, le Président de la République a rappelé que «depuis une année, nous avons engagé un dialogue permanent de règlement des différends politiques». Il a, à ce sujet,  témoigné la reconnaissance de son pays à l’Union africaine (UA) et à la communauté internationale pour leur accompagnement dans ce processus, avant de saluer les efforts de la classe politique de la RDC, lesquels ont débouché sur l’accord global du 31 décembre 2016 ayant pour objectif ultime : l’organisation des élections.


Selon le Chef de l’Etat, la paix, la stabilité, la sécurité et l’amélioration des conditions de vie de la population constituent les priorités du gouvernement. Evoquant la situation sécuritaire du Kasaï, Joseph Kabila a rappelé qu’il y a 72 ans, l’ONU  «est née de l’ambition de refonder les rapports entre Etats sur la base du principe de l’égalité souveraine et de la volonté de garantir la paix et la prospérité pour tous». Cette ambition demeure pertinente et quotidiennement portée à l’engagement des femmes et des hommes déterminés à la faire triompher parfois au péril de leur vie.


Face à la montée du terrorisme sous ses formes diverses, il est incontestable que le monde auquel nous aspirons dépend de ce que nous réservons aux questions de paix et de sécurité. «Depuis une année, a-t-il dit, mon pays est victime d’attaques terroristes menées par certains groupes armés, notamment dans les provinces du Kasaï, voir dans la capitale et dont l’objectif est d’anéantir la paix chèrement acquise et contrarier la vie publique de solution consensuelle»


Il a relevé que le dialogue reste le mode de règlement des conflits politiques. C’est ainsi que  dans le Kasai, une milice d’un groupe tribal se servant de la population civile, dont les enfants comme bouclier humain, s’était attaqué aux personnes, aux édifices publiques qui symbolisent l’autorité de l’Etat pour ainsi semer la terreur auprès des agents électoraux, des autorités coutumières ainsi que dans l’ensemble de la population.


Il a déploré à cet effet la barbarie ayant causé la mort de deux enquêteurs de l’ONU en mars 2017 dans la province du Kasaï. «Notre détermination est de faire en sorte que les responsabilités sur cet assassinat soit déterminées afin que cet acte ignoble ainsi que ceux de nos populations victimes ne restent pas impunis».


C’est le sens de la conférence sur la paix, la réconciliation et le développement qui vient de se tenir avec pour objectif d’établir la vérité sur ce qui s’est réellement passé dans cette province du centre du pays, en vue de promouvoir la réconciliation entre filles et fils de ces provinces et d’affirmer notre conviction que la paix passe particulièrement par la justice et qu’il n’y a pas de paix véritable et durable sans justice. La RDC reste ouverte à toute forme de collaboration à ce sujet.


Dans la partie orientale du pays, Joseph Kabila a porté à la connaissance de la communauté internationale les efforts considérables des forces nationales de défense et de sécurité qui ont permis de contenir les attaques terroristes des ADF qui endeuillaient quotidiennement la population. «Nous sommes convaincu que l’initiative de coopération sous régionale entre la RDC, le Soudan du sud et la République Centrafricaine permettra d’endiguer la menace terroriste».


S’agissant du changement climatique, le Chef de l’Etat a rassuré les Nations Unies que la RDC et les autres pays du bassin du Congo qui constituent ensemble la 2ème réserve forestière mondiale sont tous liés à l’amélioration de la qualité de vie sur notre planète. Selon lui, la RDC attend tenir tous ses engagements de l’Accord de Paris.


Il a affiché la même détermination dans la lutte contre les violences sexuelles, tout en se félicitant de la volonté manifestée par la justice de mettre fin à ces crimes afin qu’aucun des auteurs ne soit épargné. Il s’est également félicité de la promotion de l’accès à l’éducation de la jeune fille, dont le taux de scolarité est passé dans les 10 ans de 70% à près de 105%. Cela est du principalement à l’accent mis sur l’équité, l’amélioration de la qualité de l’apprentissage et l’amélioration de la gouvernance dans le secteur, a reconnu le Président de la République.

Abordant la question du redimensionnement de la MONUSCO, Joseph Kabila a indiqué qu’après 20 ans de son déploiement en RDC, la force onusienne ne peut nourrir l’ambition de rester indéfiniment dans ce pays ni d’y exercer son mandat avec le même format et sans tirer les leçons des faiblesses constatées. Il a indiqué, à ce sujet, que la RDC maintient le dialogue stratégique avec les Nations unies sur l’avenir de la MONUSCO. ACP

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
Publicité
NOUVELLES
Publicité