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Politique

RDC : L’opposition conteste la mise en place du bureau du CNSA et demande à la CENI de convoquer l’électorat avant le 30 septembre 2017.
Écrit par - Publié le 23/07/2017
     

Si la confusion n’est pas le vrai mot pour qualifier les nominations des membres du CNSA par le chef de la majorité présidentielle, la crise politique paraît  loin d’être terminée en république démocratique du Congo.

Vital Kamerhe, président du parti politique Union pour la nation congolaise(UNC) et chef de la délégation de l’opposition politique au dialogue de la cité de l’Union africaine estime que la désignation des membres du bureau du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre par le chef de la majorité présidentielle  viole cet accord.

 

« Cette mise en place est une violation de l’accord de la Saint sylvestre qui veut que le bureau du CNSA soit mis en place par consensus entre composantes ayant pris part au dialogue de la CENCO et non par les délégués des composantes au CNSA. Or tel n’a pas été le cas. Il y a une énième violation de l’accord du 31 décembre 2016 que l’UNC et son président national ne peuvent cautionner», argumente Vital Kamerhe, dans un communiqué publié samedi 22 juillet.

 

Pour le président de l’UNC, son parti ne se sent pas concerné par la mise en place du bureau du CNSA intervenue samedi 22 juillet  sous la co-présidence de Léon Kengo et Aubin Minaku, présidents de deux chambres du parlement.

Désigné vice-président du CNSA à son absence, Vital Kemerhe affirme que « cette situation vient aggraver la crise politique que traverse la RDC ». Le président de l’UNC note qu’il reste mobilisé afin de faire respecter l’accord du 31 décembre »particulièrement la tenue des élections présidentielles, législatives et provinciales avant le 31 décembre 2017 ».

Par ailleurs, Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement demande à la CENI de convoquer au plus tard le 30 septembre 2017 l’électorat. Faute de quoi, les partis membres de cette plateforme vont organiser à partir du 1er  octobre un sit-in devant les bureaux de la CENI pour « exiger la démission  de Corneille Nanga », président de cette structure d’appui à la démocratie.

 

« Le Rassemblement demande à Joseph Kabila de libérer sans délai le processus électoral et la mise en œuvre intégral de l’accord. Dans le cas contraire, le Rassemblement entend entreprendre, avec le peuple congolais, sur pied de l’article 64 de la constitution, toutes les actions nécessaires.

Le Rassemblement exige la publication des résultats des opérations d’enrôlement des électeurs au plus tard le 31 juillet par la CENI comme elle s’y était engagée », promet François Muamba qui a lu le communiqué final.

 

Le Rassemblement a estimé, à la clôture du 2ème conclave samedi 22 juillet dernier que le pays est au bord de l’implosion. Cette plateforme plaide pour l’organisation des élections avant la fin de cette année pour mettre fin à cette crise multiforme.

 

« Concernant l’état de la Nation congolaise, les participants au 2ième conclave du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement ont été unanimes pour constater avec les autres compatriotes que la République démocratique du Congo va très mal sur tous les plans : politique, sécuritaire, économique et social.

 

La RDC est au bord de l’implosion, affirme les observateurs et seul le chef de l’état peut stopper cette crise. Il y a que des imbéciles qui ne changent pas d’avis, dit-on.  B.E

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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