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Politique

A la recherche d’une mission, Koffi Annan et 9 anciens présidents africains signe un communiqué sur la RDC
Écrit par Berger Media - Publié le 17/06/2017
     

Dans un message conjoint, neuf anciens chefs d’Etat africains et l’ancien secrétaire général de l’ONU Koffi Annan affirment être « profondément consternés » par la situation politique en RDC. Selon ces anciens dirigeants, la situation qui prévaut en RDC « constitue une menace à la stabilité, à la prospérité et à la paix de toute la région des Grands Lacs, voire de l’Afrique dans son ensemble ». « La non-tenue des élections en 2016, conformément à la constitution, a provoqué une crise politique aigue », notent-ils dans leur message.

 

Les anciens dirigeants africains obtiennent très souvent le rôle de médiateur dans les conflits. Lorsqu’ils quittent légalement leurs postes, ils sont alors embauchés par les nations-unies pour accomplir certaines missions. Ces hommes et femmes qui détiennent des bons carnets d’adresse se sont organisés en association. Dans quel but ? Combien coûtent ces missions ?

Leur dernier communiqué sur la RDC démontre alors qu’ils seraient à la recherche d’une mission en Rdc. Ils seraient alors prêts à proposer leur service aux nations-unies qui n’arrivent pas à résoudre les conflits en RDC, au Sud-Soudan, en RCA ou au Nigéria.

Ces anciens dirigeants  reconnaissent que l’accord signé par le pouvoir et l’opposition le 31 décembre 2016 sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale congolaise  a permis d’éviter un désastre .

 

Mais pour eux, la mise en œuvre de cet accord politique rencontre des difficultés croissantes qui pourraient mettre en péril le processus censé conduire à des élections pacifiques d’ici la fin de cette année.

 

Cet accord prévoit l’organisation des élections avant la fin de 2017. « Le Gouvernement de la RDC et la communauté internationale doivent fournir toutes les ressources nécessaires à l’organisation des élections dans les délais prévu par l’Accord de la Saint Sylvestre à la commission électorale », plaident les anciens dirigeants.

 

Ils redoutent les conséquences de la crise congolaise sur le continent.

« L’avenir de la RDC est en grave danger », font remarquer les neuf anciens présidents et l’ancien secrétaire général de l’ONU qui appellent à la mise en œuvre « de bonne foi » de l’accord du 31 décembre 2016 pour « restaurer la confiance entre les partis et assurer des élections libres, crédibles et pacifiques d’ici la fin de l’année ».

Cet appel est lancé par : Kofi ANNAN, ancien secrétaire général de l’ONU, Thomas BONI YAYI, ancien président du Benin, John KUFUOR, ancien président du Ghana, John MAHAMA, ancien président du Ghana, Thabo MBEKI, ancien président de l’Afrique du Sud , Benjamin MKAPA, ancien président de la Tanzanie , Festus MOGAE, ancien président du Botswana, Olusegun OBASANJO, ancien président du Nigéria, Pedro PIRES, ancien président de Cap Vert, Cassam UTEEM, ancien président de l’Ile Maurice.

 

Si ces hommes souhaitent que le processus démocratique aboutisse en RDC , néanmoins,  durant leurs mandats , plusieurs d’entre eux n’ont pris aucune initiative pour inciter Joseph Kabila a respecter la constitution de la RDC. Certains avaient reçu des missions de médiation de nations unies sans pour autant réussir. B.E.

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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