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Politique

RDC au rythme des violences, Kabila en visite au Kasaï .
Écrit par - Publié le 02/06/2017
  

Le président congolais Joseph Kabila s’est rendu mardi 31 Mai dans la capitale du Kasaï-central pour sa première visite dans la province, depuis le début en septembre d’une vague de violences meurtrières dans le centre de la République démocratique du Congo.

Enfin, le président Joseph Kabila s’est rendu mardi dernier au Kasaï Central après huit mois d’une vague de violences qui a fait des milliers des morts. Même si la paix n’est pas encore revenue,

Il a présidé, ce jeudi une réunion de sécurité avec les ministres de l’intérieur, de la défense nationale, et des responsables militaires.

Face à l’escalade des violences dans l’Est, dans le Nord et au centre, il apparait que l’armée de la RDC a des difficultés pour  maintenir la paix dans le pays.

Si le silence prolongé, ou la réaction tardive du chef de l’état congolais est moins commentée par la presse, la situation socio-économique  reste préoccupante, estiment les experts.

Les élites préoccupées par les nominations, des opposants convertis en majorité gouvernementale, seules les ONG internationales réclament  l’ouverture d’une enquête sur les massacres du Kasai central, après la mort des experts de l’ONU.

Depuis septembre 2016, le centre de la RDC est secoué par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué le mois précédent lors d’une opération militaire après s’être révolté contre les autorités de Kinshasa.

Un élu d’opposition a estimé à "plus de trois mille" le nombre de personnes tuées dans deux des cinq provinces du centre de la RDC théâtres d’affrontements entre des miliciens Kamwina Nsapu et les forces de sécurité depuis le début de l’année.

Plus d’une centaine de ces miliciens démobilisés étaient à l’aéroport de Kananga lors de l’arrivée de M. Kabila, selon deux témoins interrogés par l’AFP. Lundi, le chef de la police du Kasaï-central, le général Gilbert Vumilia, avait annoncé à la presse locale leur "intégration" au sein de la police congolaise, "après formation".

Selon l’ONU, ces violences qui impliquent miliciens, soldats et policiers ont fait plus de 400 morts,  dont deux enquêteurs de l’organisation internationale assassinés en mars - et causé le déplacement de 1,27 million de personnes.

 

L’armée congolaise a de son côté déclaré à la mi-mai que plus de 500 personnes avaient été tuées depuis fin mars dans les opérations du Kasaï.

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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