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Société

Mr Clément Kanku serait-il le commanditaire de massacre au Kasai ?
Écrit par Berger Media - Publié le 22/05/2017
  

Jusqu’où iraient les élites congolaises pour accéder au pouvoir ? Après la chute de M23, les congolais espéraient à une paix durable pour reconstruire leur pays. Triste est de constater que l’histoire se répète. Cette fois, dans le centre du pays. Des centaines des civils dont deux experts de l’ONU et des militaires ont été tués.

Aujourd’hui, plus de trente mille congolais ont fui leurs terres pour se réfugier en Angola, où ce pays a fermé ses frontières avec la RDC.

L’enquête avance…

Un article du journal new-yorkais informe que l’experte de l'ONU,  Zaida Catalán, assassinée en mars dernier avec son collègue américain Michael Sharp, détenait l'enregistrement d'une conversation téléphonique prouvant l’implication de l’ancien ministre de la coopération au développement, Clément Kanku dans les massacres au Kasaï.

Le New-York Times affirme que des documents retrouvés dans l’ordinateur de Zaida Catalán établissent que cette dernière enquêtait sur son rôle supposé dans l’incitation à la violence au Kasaï.

"Mme Catalán a conservé 130 fichiers dans un dossier sur son ordinateur sous le nom de Clément Kanku. Parmi eux, il y avait une conversation téléphonique enregistrée dans laquelle M. Kanku semble discuter de mettre le feu au village de Tshimbulu. Ils y parlent aussi des assassinats ciblés d’un colonel et d’autres fonctionnaires, et d’un chaos général", indique le New-York Times.

Cet enregistrement est disponible sur les réseaux sociaux depuis ce dimanche.

 

Que dit le député Clément Kanku

Dans l'enregistrement de la conversation en tshiluba, Clement Kanku reçoit de son interlocuteur des informations sur un massacre et un incendie en cours à Tshimbulu.

"Nous avons brûlé Tshimbulu", lui dit son correspondant.

"Il est bon que nous brûlions tout. C’est une bonne nouvelle", lui répond Clement Kanku, ce que certains lubaphones, nuancent en disant que l'ancien ministre de la coopération a plutôt acquiescé à l'information sans donner à l'acte une connotation positive.

Sans dire non plus à son interlocuteur, auteur du crime, de ne pas le perpétrer.

Extraits traduits du journal

Interlocuteur : "Le colonel est dans sa maison, et nous brûlons la maison afin qu’il brûle jusqu’à la mort".

Clément Kanku : "Avez-vous tué les gardes du corps du colonel?"

Interlocuteur : Oui, nous battons ses gardes du corps sur la tête avec nos matraques.

Interrogé par New York Times, Clément Kanku a nié avoir été en contact avec les experts avant de l’admettre. « J’ai parlé avec l’homme, la femme, je ne lui ai pas parlé », a répondu le député.

Avant de changer la version : « je pense que j’ai également parlé avec la femme, mais je ne suis pas certain parce que beaucoup de gens m’appellent ».

Citant des collaborateurs des experts, le New-York Times affirme que Clément Kanku savait qu’elle avait le fichier audio. « …en fait, elle avait dit à monsieur Kanku qu’elle l’avait …, et devait discuter avec lui après son voyage dans la brousse ».

L’Onu poursuit son enquête. BM

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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