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Afrique

Nigeria : Pourquoi certaines lycéennes de Chibok ont refusé d'être libérées.
Écrit par Berger Media - Publié le 10/05/2017
  

Alors que 82 jeunes filles enlevées par les islamistes de Boko Haram ont pu être libérées ce week-end au Nigeria, on apprend que certaines d’entre elles ont refusé de retourner à leur vie antérieure, préférant rester auprès de leurs ravisseurs.

“Plusieurs filles ont refusé de rentrer”, affirme l’avocat Zannah Mustapha, l’un des médiateurs qui a permis de conclure l’accord de libération. “Je n’ai parlé de leurs raisons à aucune d’entre elles. Mais en tant que médiateur, il ne m’appartient pas de les contraindre”, ajoute l’homme de loi.


Entre peur et syndrome de Stockholm

Enlevées le 14 avril 2014, alors qu’elles étaient lycéennes, certaines de ces jeunes filles sont maintenant mariées à des membres de Boko Haram. Plusieurs raisons peuvent expliquer leurs difficultés à retrouver leur vie d’avant. “Elles développent un syndrome de Stockholm, s’identifient avec leurs ravisseurs et veulent rester”, explique Fatima Akilu, une psychologue nigériane qui a dirigé des programmes de déradicalisation de militants du mouvement islamiste et de femmes enlevées par le groupe armé.  “Certaines ont peur de ce qui les attend, de l’inconnu. Nous ne savons pas dans quelle mesure leurs époux exercent une influence pour les contraindre à ne pas rentrer”, ajoute la présidente de la Fondation Neem, une ONG qui combat l’extrémisme au Nigeria.

 

82 jeunes filles libérées

Au final, l’accord a permis la libération le week-end dernier de 82 jeunes filles, en échange de plusieurs membres du groupe islamiste détenus par les autorités. La Suisse et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont participé aux négociations.


Enlevées il y a trois ans

Le 14 avril 2014, 270 jeunes lycéennes avaient été enlevées à Chibok, suscitant une émotion dans le monde entier. Une cinquantaine de jeunes filles avaient pu échapper à leurs ravisseurs très rapidement, d’autres ont été libérées au compte-goutte. On estime que 113 jeunes filles de Chibok sont toujours en captivité.


Un conflit qui dure depuis sept ans

L’insurrection de Boko Haram a débuté il y a sept ans au Nigeria, dans le but de créer un califat dans le nord-est du Nigeria. Plu de 20.000 personnes ont été tuées dans ce conflit qui a fait plus de deux millions de déplacés. Plusieurs milliers d’adultes et d’enfants ont été enlevés par la secte islamiste qui fait toujours planer sa menace dans le Nord-Est du Nigeria, notamment dans l’État de Borno. YA

 

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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