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Politique

RD-Congo : 50 policiers tués dans une embuscade dans le Kasaï
Écrit par Berger Media - Publié le 27/03/2017
     

Au moins cinquante policiers ont été tués par les milices de Kamwina Nsapu dans le Kasai central. Alors en patrouille, ils ont été pris en embuscade par les rebelles à Kamwesha, à 60km de Tshikapa, selon le communiqué du haut commandement de la police nationale.

Par ailleurs, l’ONU a dénombré dix fosses communes dans le centre de la RD-Congo. La région est le théâtre d’un conflit entre la rébellion Kamwina Nsapu et les forces de l’ordre, depuis l’été 2016.

Le conflit qui oppose la rébellion Kamwina Nsapu aux forces de l’ordre dans le Kasaï-central (centre de la RD-Congo), depuis le mois de septembre dernier, vient de franchir une nouvelle étape. La coordinatrice de l’unité rapport et enquête du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), Barbara Matasconi, a annoncé dans son point presse du mercredi 22 mars 2017, que ses services avaient dénombré dix fosses communes dans la région.

 

Localisation précise

Barbara Matasconi a précisé que sept fosses communes ont été localisées à Nkoto pour des faits remontant à la fin du mois de septembre 2016 et trois fosses communes aux alentours de Tshimbulu pour des violences plus récentes. « Nous avons vu des restes humains et nous avons des indications assez précises à travers des témoignages et des familles des victimes », a-t-elle précisé. Elle a également ajouté que des allégations sur l’existence d’autres fosses communes dans la même région sont à prendre au sérieux mais ne peuvent encore être confirmées.

 

Guerre civile dans le Kasaï ?

Ce nouvel épisode violent qui touche la RD-Congo a débuté à l’été 2016. La mort d’un chef coutumier du Kasaï, tué en août par les forces de l’ordre, a soulevé une partie de la population du centre du pays contre Kinshasa. Le conflit s’est étendu dans les provinces du Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental et Lomami.

 

Deux raisons motivent ce soulèvement. L’enterrement du chef coutumier par les forces de l’ordre a été jugé sacrilège par ses partisans. À cela, s’ajoute le vif ressentiment de la population contre le régime et ses hommes liges envoyés au Kasaï pour occuper des postes et des fonctions réservés aux chefs coutumiers.

 

Des crimes et des violences ont été commis des deux côtés et ont fait 400 morts depuis le mois de septembre. Kinshasa a affirmé avoir perdu 67 policiers et plusieurs militaires dans ce conflit. Il a aussi reconnu que ses soldats avaient pu commettre des "excès". Samedi 18 mars, la justice militaire a même annoncé avoir arrêté sept soldats pour un massacre perpétré dans le Kasaï et diffusé sur les réseaux sociaux dans une vidéo.

 

Disparition de deux agents de l’ONU dans le Kasaï

 

Fait rarissime, deux experts des Nations unies et leurs quatre accompagnateurs congolais sont portés disparus dans cette région, depuis le 11 mars. Aucune information ne filtre sur le sort de ces deux agents de l’ONU.

Depuis le mois de décembre 2016, les Casques bleus de la Monusco ont graduellement augmenté leur capacité opérationnelle dans le Kasaï : ils sont désormais présents à Kananga, à Tshimbulu, à Luiza ainsi qu’à Kabeya Kamwanga. Mais ils sont incapables d’empêcher les affrontements et les exactions dans la région.

 

Les foyers de violences en RD-Congo sont nombreux. Le premier d’entre eux touche l’est du pays, le nord et le sud Kivu : plus de 70 groupes armés se partagent la région. Une partie de ces groupes débordent en Ituri, la région voisine.

Au côté de la milice Kamuina Nsapu au Kasaï, est apparu un autre groupe armé, le mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo dans le Kongo-Central. Le Tanganyika est, enfin, le théâtre d’affrontements entre Pygmées et bantous.

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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