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Économie

RDC - Entreprises : Suspensions, nominations des directeurs généraux, cacophonie au sein du gouvernement.
Écrit par Berger Media - Publié le 24/11/2016
     

Alors qu’il devrait gérer les affaires courantes, le gouvernement sortant de la RDC nomme et suspend des directeurs généraux des entreprises publiques. La dernière victime est le Directeur général de la Société commerciale des transports et des ports  (SCTP), Mr Kimbembe Mazunga. Ila été suspendu de ses fonctions aux termes d’un arrêté du ministre du Portefeuille rendu public mardi 22 novembre à Kinshasa.

Si certains sont surpris de l’attitude de Matata Ponyo à la fin de son mandant, les avisés ne sont pas néanmoins étonnés. Après avoir été désobéit par son ministre de portefeuilles, qui signait parfois la révocation des plusieurs mandataires de l’état. Par exemple Mr Tito Umba qui gérait la SCPT, monsieur Makaba Michel, ancien directeur de la SOKIMO, pour ne citer que ces deux.

Selon les employés de cette entreprise minière de l’état, plusieurs entreprises (britaniques, françaises et chinoises) qui auraient négociés avec monsieur Makaba, ont abandonnés leurs projets d’investir dans cette société.  

Outre la suspension de monsieur Kimbembe Mazunga, le directeur général de la SCTP de ses fonctions, remplacé par son adjoint, d’autres mandataires des finances publiques ont subits la colère de Matata Ponyo. Si celui de la DGDA a conservé son poste, par contre ses adjoints ont été remerciés. A la DGI et à la  DGRK, les équipes dirigeantes ont été remplacées par des nouveaux mandataires. Au Fond de Promotion de l’Industrie, FPI, monsieur Constantin Mbengele a été remplacé par monsieur Patrice Kitebi.

Au regard de ces cacophonies, les avis des juristes divergent. Certains estiment qu’un gouvernement démissionnaire ne peut prendre des décisions majeures. De ce fait, le premier ministre, ni un ministre ne peut plus exercer son pouvoir de nommer ou de  suspendre.

Par contre, d’autres justifient les décisions du gouvernement qui est responsable des affaires jusqu’au jour de la passation du pouvoir. Certaines langues estiment qu’il s’agirait d’une décision du premier ministre sortant qui écarterait tous ceux qui ont été nommé sans son aval.

On remarquera que les ordonnances de révocations et des nominations des nouveaux mandataires n’ont pas été lu par les journalistes de la présidence de la république.

Malgré ces changements, on observe l’état de « faillite totale » des entreprises publiques qui est dû,   peut-être, au fait d’instabilité des comités de gestion. Les impayés des salaires et autres dettes illustrent la malversation au sein de ces entreprises.

Aujourd’hui, ceux qui sont nommés commencent par se servir pour acheter leurs meubles de maison, des véhicules, avant de laisser les caisses vides à leurs successeurs.E.N.

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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