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Afrique

Emmanuel Macron au Mali pour son premier déplacement hors d'Europe.
Écrit par Berger Media - Publié le 20/05/2017
     

Emmanuel Macron, accompagné par ses ministres Jean-Yves Le Drian et Sylvie Goulard, est arrivé vendredi 19 mai sur la base de Gao dans le nord du Mali, afin de donner une nouvelle dimension à l'engagement militaire de la France.

 

Dix jours après son élection à la tête de la République française, Emmanuel Macron s’est  rendu à Gao, dans le nord du Mali, pour une visite aux militaires français et pour donner une nouvelle dimension à l'engagement militaire de la France,

 Il y est  passé près de 7 heures. Deux entretiens, en début et fin de journée, étaient prévus entre Emmanuel Macron et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta qui avait fait le déplacement à Gao pour accueillir le président français.

 

Outre le Mali, plusieurs pays francophones attendent beaucoup de ce nouveau président français. Des « africains de France » sont également  impatient de voir l’accomplissement des promesses du candidat, énoncées lors de la campagne.

 

«Envoyer un message fort aux forces armées»

 « Le choix de cette ville martyr s’est imposé logiquement », explique l’entourage du chef de l’État français  qui « a souhaité envoyer un message fort aux forces armées présentes au Mali ». « C’est le moment de prendre la mesure de son soutien affiché aux forces armées pendant la campagne », explique-t-on à l’Élysée. Il s'agit de la plus importante base des forces françaises engagées à l'extérieur.

 

 

Le nouveau chef de l’État, a été accompagné du nouveau ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et de la ministre des Armées, Sylvie Goulard.  Ils ont abordé également la situation politique au nord du Mali avec son homologue malien sur la lutte contre le terrorisme, le dossier sahélien, le volet politique du dossier et la difficile mise en œuvre des accords de paix de 2015.

Emmanuel Macron s’est aussi endossé de son costume de chef des armées en s'adressant aux 1 600 soldats déployés sur la base de Gao (nord) dans le cadre de l'opération «Barkhane».

 

Il se fait présenté les différentes composantes du dispositif. Le Président de la République a aussi insisté sur la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme, avec les autres pays européens, notamment l'Allemagne, premier contributeur de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma). La France veut «une impulsion franco-allemande pour que l'Europe joue un rôle croissant dans les dossiers de sécurité et de défense, dont ceux de l'Afrique et du Sahel». Cette question a déjà été évoquée lundi avec Angela Merkel.

 

En outre, au-delà de l'approche militaire, les questions de développement ont été aussi  abordées. L'organisation humanitaire Human Rights Watch appelle le président Macron à «exhorter le président du Mali à s'attaquer frontalement aux problèmes qui ont mené à des décennies d'instabilité, notamment une faible gouvernance, une corruption endémique et les abus commis par les forces de l'ordre.»

 

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes. Depuis 2015, ces assauts se sont étendus au centre et au sud du pays, où la sécurité se détériore de plus en plus.

Depuis le début de l'intervention Serval en janvier 2013, dix-sept militaires français ont été tués au Mali. LP/BM

 

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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