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Politique

Instabilité à l'Est de la Rdc : le Cndp et le gouvernement négocient, le Fdlr monte les enchères et menace
Écrit par Berger Media - Publié le 11/12/2008
  

Le Gouvernement congolais ainsi que les rebelles du Cndp sont en pleines négociations qu’ils ont entamées à Nairobi au Kenya et dont le premier round a pris fin mercredi pour résoudre la crise à l’est de la Rdc.

Le deuxième round est prévu avant la fête de la Nativité, selon l’Envoyé spécial de l’Onu dans les pays des Grands Lacs Olesegum Obasanjo.

De leur côté, les Forces armées de la Rdc (Fardc), le Rwanda et la Monuc ont adopté il y a quelques jours, un plan qui vise à neutraliser les éléments du Front démocratique pour la libération du Rwanda (Fdlr) présents à l’Est de la Rdc et auteur de plusieurs cas d’insécurité dans cette partie du territoire congolais depuis la chute du régime d’Habyarimana en 1994.
La mise en exécution de ce plan devait démarrer d’ici le début de l’année 2009.

Voilà que ces éléments choisissent ce moment où les Congolais négocient le retour de la paix pour monter les enchères en rendant public un communiqué qu’ils ont remis à l’Agence France Presse (Afp) du Fdlr. 

Dans ce communiqué, ce mouvement rebelle rwandais souligne que toute solution fondée sur la volonté d’anéantir militairement les Fdlr est non seulement contre reproductive, mais aussi extrêmement dangereuse  car elle risque de plonger toute la région dans une guerre fratricide, atroce et dont les conséquences sont incommensurables.

Le Cndp a toujours soutenu que les Fdlr appuient les Forces armées de la Rdc (Fardc) dans la guerre à l’Est. Cette raison est aussi l’une qui est à maintes reprises évoquée par le Rwanda pour marquer sa présence sur le sol congolais.  Voilà pourquoi plusieurs analystes soutiennent que le retour au bercail de ces rebelles rwandais serait un début de solution à la situation sécuritaire de la Rdc.

Le Conseil de l’Union européenne soutient la Rdc

Outre la déclaration du Fdlr, il y a celle du Conseil de l’Union européenne réunie du 8 au 9 décembre. Cette instance a ouvertement exprimé sa volonté de poursuivre sa coopération avec les autorités congolaises et son opposition à tout projet de remise en cause de la souveraineté de la Rdc.

Elle a aussi souligné l’importance de la coopération avec les autorités congolaises pour renforcer la stabilité.

 A l’instar des Fardc, du Rwanda et de la Monuc qui se sont prononcé pour la neutralisation des fdlr, le Conseil de l’Ue reste favorable à la fin des activités de tous les groupes armées étrangers qui opèrent à l’Est de la Rdc.

 De même qu’elle s’est prononcée pour le respect des engagements de Nairobi et du processus Amani, accords signés en janvier 2008 entre le Gouvernement congolais et les groupes armés afin de mettre fin à l’insécurité à l’Est de la Rdc, à l’issue d’une conférence tenue dans la ville de Goma.

L’Ue a également exprimé sa préoccupation face l’option militaire et ses conséquences notamment « l’aggravation de la situation humanitaire » avec le déplacement des milliers d’individus sans logis et sans nourriture.

Ce qui est normal, pensent les observateurs, dans la mesure où l’Union européenne qui a financé en grande partie l’avènement de la démocratie, notamment l’organisation de premières élections libres et démocratiques en Rdc ne pouvait adopter une position contraire.  Sinon ce serait détruire sa propre œuvre.

Donat Ts.

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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