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Politique

RDC: plusieurs morts dans une nouvelle attaque des miliciens Kamuina Nsapu au Kasai-central.
Écrit par Berger Media - Publié le 10/02/2017
  

Après le Nord et l’Est de la RDC, c’est le centre qui en proie aux attaques des rebellesDes sources de la société civile font état d’une trentaine de personnes tuées lors d’une nouvelle attaque contre la ville de Tshimbulu lancée par des miliciens se réclamant du chef traditionnel Kamuina Nsapu mort en août dernier.

 

L’attaque a été lancée tôt dans la matinée. Des sources locales parlent des tirs à l'arme lourde qui ont été entendus dans la matinée.

Selon des sources sécuritaires, des miliciens armés d’armes blanches et de calibres 12 seraient venus de 5 groupements voisins de Tshimbulu. L’armée nationale  a repoussé l’attaque et a réussi à  récupérer  une  douzaine de calibres 12, indiquent les mêmes sources.

La veille, les mêmes miliciens avaient attaqué Tshimbulu. Six personnes présentées comme des miliciens Kamuina Nsapu auraient été abattues.

 

En janvier dernier, ces miliciens avaient fait une incursion dans la même cité de Tshimbulu. L’attaque s’était soldée par plusieurs morts. Depuis l’année passée, plusieurs villes et cités des provinces du Kasaï – Central connaissent des violences entre les forces de l’ordre et des miliciens qui se réclament du chef Kamwina Nsapu, tué dans une opération de police en août 2016 après avoir contesté l'autorité du pouvoir central.

 

Par ailleurs au Tanganyika,  des ONG et des députés sont  en désaccord sur le retour des déplacés à Manono. A l’initiative du caucus des députés de la province du Tanganyika, une centaine de déplacés qui ont trouvé refuge dans les territoires de Malemba Nkulu et Bukamu (Haut- Lomami) ont regagné jeudi 9 février leurs milieux d’origine à Manono.

 

Ces déplacés avaient fui leurs localités à cause des conflits intercommunautaires qui opposent depuis plusieurs mois luba et pygmées dans la région. Mais l’initiative des députés n’enchante pas certaines ONG qui œuvrent dans la zone. Elles accusent les députés d’avoir piloté cette action pour des raisons politiques, sans tenir compte de la situation sécuritaire sur place.

 

D’après l’ONG « Action mieux être », la sécurité n’est pas encore assurée à Manono. «Une famille était rentrée récemment là- bas. Ils ont connu des problèmes et sont revenus. C’est ça le grand problème que nous avons du point de vue sécuritaire. Les députés se sont jetés à l’eau pour nous dire qu’on ne peut pas interdire sinon ils vont perdre les électeurs », rapporte Pierrot Yumba, coordonnateur de cette ONG, faisant allusion aux opérations d’enrôlement des électeurs qui sont actuellement menées dans la province.

 

De leur côté, les députés accusent ces ONG de décourager le processus de retour des déplacés dans leurs milieux d’origine. Ils assurent que les efforts sont consentis pour garantir la sécurité aux personnes qui retournent à Manono.

 

Pour sa part, l’administrateur  du territoire de Manono fait savoir que la zone est sécurisée par l’armée et la police.​ Même si les populations 

 

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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