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Politique

Bilan contradictoire des combats dans l’Est
Écrit par Berger Media - Publié le 09/06/2012
  

09/06/2012: Près de 200 rebelles du M23 ont été tués et 250 autres blessés lors des combats qui ont opposé depuis le début de la mutinerie au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a affirmé mercredi 6 juin le gouvernement dans un communiqué du Conseil des ministres. Selon le chef d'état-major général des FARDC, le lieutenant-général Didier Etumba, l’armée loyale a capturé 374 rebelles, parmi lesquels on a compté 25 Rwandais.

L’armé a comptabilisé des pertes évaluées à 40 soldats et 93 blessés, indique le texte. Seulement, ce bilan, à en croire une dépêche de Belga.be a été démenti par le porte-parole des mutins, le colonel Vianney Kazarama qui ne reconnait que la perte de 2 soldats depuis le début des combats. Kazarama a ajouté que les mutins avaient tué près de soixante soldats gouvernementaux lors des combats depuis le 4 juin dans les régions montagneuses et boisées proches des frontières avec le Rwanda et l'Ouganda.


Le Nord-Kivu à feu et à sang


Des sources proches du gouvernement et des rebelles annoncent divers autres affrontements meurtriers entre les FARDC et des groupes rebelles dans le Nord-Kivu. C’est les cas de ceux qui ont fait au moins 19 morts mardi 5 juin dans la matinée. Des combattants Maï-Maï liés aux anciens rebelles et au général Kabule Sikula ‘‘Lafontaine’’ ont pris d’assaut une base militaire dans le territoire de Lubero, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, "et tué certains membres du personnel militaire", 11 selon certaines sources. La riposte aurait fait 8 tués du côté des rebelles.

Le général Kakule que Reuters a pu joindre au téléphone a affirmé par contre que c’est des soldats qui avaient lancé l'attaque contre ses positions à Kasiki, dans le Nord-Kivu. Quelque soit la version la plus plausible qui existe, le problème est que le Nord-Kivu vit la pire période de son existence avec des conflits encore plus meurtriers que jamais. Depuis près de dix ans après la signature d'un accord de paix qui a mis fin à une guerre étendue à plusieurs pays voisins, la province du Nord-Kivu et l’ensemble de l’Est de la RDC sont en proie à de violents affrontements récurrents depuis la défection, au début d'avril, de centaines de soldats qui ont rejoint le général mutin en fuite Bosco Ntaganda, sous le coup, depuis 2006, d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre commis pendant la guerre civile (1998-2003). Par conséquent, plus de 200 000 Congolais sont jetés dans les routes et forêt de cette partie, en quête d’un refuge.

Nombre d’entre eux ne sont pris en charge par aucune structure. Des maladies diarrhéiques refont surface dans des camps de fortune et, comme un cycle infernal, la scolarité des élèves est encore une fois interrompue.
Emmanuel Makila

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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