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Politique

Minaku veut refaire de l’Assemblée nationale un temple de la démocratie
Écrit par Berger Media - Publié le 10/04/2012
  

Kinshasa, le 10 Avril 2012.- La campagne électorale bat son plein à l’Assemblée nationale en vue de l’élection jeudi 12 avril du Bureau définitif de la chambre basse du Parlement congolais. Ce nouveau Bureau s’apprête à accueillir son président, en la personne d’Aubin Minaku Ndjala Ndjoko, qui a déposé sa candidature à ce poste le vendredi 6 avril. Candidat unique, son score va frôler le plébiscite, non pas parce qu’il est candidat unique mais surtout parce qu’il réunit l’unanimité au sein de la classe politique, pouvoir et Opposition confondus autour de sa personne.

L’homme qui est aujourd’hui pressenti au perchoir de l’hémicycle du Palais du peuple n’est pas un parvenu en politique, encore moins un inconnu pour ceux qui suivent l’actualité politique en RDC. De prime abord, les analystes disent de lui que c’est un universitaire qui n’a jamais renié la probité intellectuelle telle qu’il a l’a intériorisée à l’Université de Kinshasa (faculté de Droit).
Minaku maîtrise depuis plus de 11 ans les allées du pouvoir pour y avoir œuvré dans les cercles restreints. Minaku ne s’est pas fait la grosse tête pour autant, humble qu’il a toujours été. ‘‘Un atout exceptionnel pour prétendre diriger l’Assemblée nationale’’, a indiqué un analyste politique qui pense que cette qualité, additionnée à tant d’autres, notamment la non conflictualité qui le caractérise, feront du Secrétaire général de la Majorité présidentielle (MP) ce démocrate qu’on attend dans le Temple de la démocratie.  Pour ceux qui le connaissent, à Idiofa, à Lubumbashi et à Kinshasa, Minaku porte en lui les prémices d’un conciliateur pour ne pas dire rassembleur.
Il a le sens de la responsabilité. Il fit ses premiers pas dans les mouvements associatifs, notamment à la tête de l’ASBL ‘‘Idiofa pluriel’’ qu’il a dirigée avec dextérité, dans un contexte peu idoine, éliminant toute velléité tribaliste qui gangrenait l’organisation, et à la faveur d’un brainstorming d’où se sont toujours dégagées une lucidité remarquable dans la lecture des évènements politiques et une capacité de les anticiper, Minaku force l’admiration de ses pairs. La hiérarchie n’hésitera pas à solliciter ses idées sur des questions brûlantes.
Quatre à quatre, il gravit les marches du pouvoir. D’abord doucement mais fulgurant par le mérite qu’on lui reconnaît. Le stratège du PPRD offre ses services au cabinet du Conseiller spécial du Chef de l’Etat de l’époque. Il est à la hauteur de sa tâche, jugent ceux qui le voient à l’œuvre. Il dirige le cabinet du ministre de l’Industrie, Me Mbuyu, un bras droit de Feu Augustin Katumba Mwanke et occupe plusieurs autres postes politiques dans les cabinets ministériels. Son militantisme au sein du parti présidentiel mais surtout sa meilleure compréhension de la vision du Chef de l’Etat, autorité morale du PPRD, fera de lui le responsable des Stratégies de ce parti, à la suite des résolutions de son 1er Congrès, du Conclave de Kingakati et surtout de l’Université du cinquantenaire de Kisangani, lesquelles ont débouché sur la restructuration du parti.
Le 19 juillet 2011, il prend les rennes de la Majorité présidentielle en qualité de Secrétaire général, la veille des joutes électorales qui s’annonçaient périlleuses. ‘‘A structure nouvelle, sang nouveau. A sang nouveau, un nouveau souffle’’, avait énoncé à juste titre le SG sortant, Louis-Alphonse Koyagialo Gbase te Gerenbgo lorsqu’il évoquait cette restructuration du premier parti de l’espace politique de la RDC. ‘‘Nous allons faire un effort chaque jour qui passe jusqu’au 28 novembre et même après pour mériter cette confiance par le travail et l’honorer à coup sûr. Si la MP a été restructurée et si nous avons été nommés par l’autorité morale, c’est pour atteindre un objectif à deux pans’’, a répondu l’élu d’Idiofa. Pour lui, c’était de gagner les élections étant donné qu’un Etat de droit, la conquête et la conservation du pouvoir passe à travers les urnes. Aujourd’hui, les résultats des élections de novembre, présidentielle et législatives confondues montrent que Minaku n’a pas raté le coche.

Membre du think tank

Aubin Minaku a été de tous les combats auxquels a fait face le pouvoir. Les médias tant nationaux et internationaux n’avaient jamais hésité à lui tendre le micro lorsqu’il s’agissait de prendre le pouls du pouvoir.
Selon un analyste politique de la Majorité, Minaku s’en est toujours sorti avec brio. ‘‘Ce qui me surprend en lui, c’est qu’il ne brade pas sa probité intellectuelle pour défendre notre Majorité. Il tire toujours son argumentaire sur les textes en vigueur au pays’’, a déclaré un élu du PPRD rencontré rue Claude Maluma, au siège de la Majorité présidentielle. Pour lui, après avoir longtemps travaillé dans l’ombre, Minaku peut entrer dans l’histoire et mérite d’être placé sous les feux de la rampe.
Il connaît la quintessence de la responsabilité d’Etat. Le choix porté sur la personne d’Aubin Minaku a l’assentiment de toutes les forces politiques en présence sur la scène politique congolaise, même dans l’Opposition. Un de nos interlocuteurs de l’Opposition qui a requis l’anonymat pense que le temps est venu, avec l’élu d’Idiofa à redorer le blason terni de l’Assemblée nationale.
Son programme est d’ailleurs éloquent, ajoute le député. Moderniser l’Assemblée nationale, accélérer le rythme des travaux parlementaires, accorder plus de moyens aux commissions permanentes, prioriser les réformes essentielles, garantir l’exercice libre et efficace du contrôle parlementaire, faire jouer à l’Assemblée nationale tout son rôle dans le processus de modernisation du pays, etc., telle est la quintessence de ce que cet enseignant et doctorant à l’Université de Kinshasa compte réaliser lors de son mandat.
Pragmatique, rigoureux envers lui-même, compétent selon ceux qui le fréquentent, Minaku Ndjala Ndjoko profitera certainement de cet immense capital confiance que lui reconnaissent les nouveaux locataires de l’hémicycle de Lingwala pour mener dans la sérénité la direction des débats qui permettront à l’Assemblée nationale de produire un travail de qualité. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
Emmanuel Makila

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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