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Culture

Dikisongele explose au Monde des Flamboyants avec les 3 temps
Écrit par Emmanuel Makila - Publié le 30/10/2014
  

Le monde des arts plastiques congolais peut compter sur un nouveau nom : Dikisongele. Il incarne l’espoir de la peinture au pays de Me Liyolo et Me Lema Kusa. La preuve en a été donnée vendredi 24 octobre 2014 dans la mythique salle du Centre culturel Le Monde des Flamboyants au sein de la Trust Merchant Bank (TMB) à Kinshasa-Gombe où a eu lieu le vernissage de son exposition intitulée ‘‘Les 3 temps’’, riche de 70 œuvres picturales de haute facture, consignées dans un catalogue de 66 pages.

C’est fut la consécration de la peinture congolaise, mieux son éblouissement. Un véritable régal, jusqu’au 15 novembre 2014, pour les amoureux de l’art qui ont redécouvert et vont se délecter, dans ce merveilleux espace culturel, des audacieux coups de pinceaux et les savants mélanges de tonalité de Franck Dikisongele Zatumwa, des chefs-d’œuvre d’un artiste contemporain, témoin de son temps, qui se ressource dans la profondeur de la pensée bantoue et ramène à la surface le produit fini dont un iota peut altérer l’acception dans son interpellation (les titres des tableaux en disent long) de ses contemporains.   

Peinture à huile ou acrylique d’une autonomie plastique moins absolue, elle s’accompagne d’éléments additifs (tôles, tissus, raphias, papiers, revues, fils, journaux, nattes, etc.), techniques mixtes introduites dans ses nouvelles compositions riches de couleurs vives et de la profondeur de l’expression contemporaine qui s’imbrique aux figures imaginaires pour saisir l’insaisissable, dans une vision renouvelée. ‘‘Mythe et Révélation, Il est Temps, Insaisissable’’, tel est le parcours d’une œuvre qui se décline en trois temps dans le temps. ‘‘Mythe et révélation ou force de l'imagination’’ s’interprète à travers des Masques et statuaires africains par un contexte qui sublime l’imagination, de la contemplation de l’hélice du ventilateur en passant par les aiguilles de l’horloge et par la natte brûlée comme éléments matériels de son expression plastique. Profond et philosophique, le coup de patte de Dikisongele Zatumua n’est pas plus technique qu’artistique, innovant par rapport à lui-même. En effet, Diki, comme l’aime l’appeler ses admirateurs, démontre cette fois-ci le développement d’une technique variée dont l’évolution thématique, chemin faisant, s’accomplit.

Dikisongele étale une œuvre qui respire le changement, la connaissance et l’agir à travers ‘‘IL est TEMPS !’’, Mutation de formes, symbiose de masques avec l’horloge, en vue d’acquérir une certaine personnalité et, au-­delà du langage, devient sans aucun mépris de la technique, une surface harmonieusement colorée, la mélodie de l’âme et le contre point.

A se demander si l’exposition se place dans sa ferme volonté d’émerger et de l’affirmation de soi mais, c’est bien une manière d’entrevoir son parcours et toutes ses possibilités d’innovation, d’invention et de créativité abondante.

Cela se découvre dans le Troisième temps baptisé : ‘‘L’Insaisissable (la vie)’’, lequel se traduit par la recherche des effets psychiques, plastiques et formes nouvelles... des œuvres témoignant différentes déclinaisons de chaque temps et assurant au même moment l’unité (l’esprit) du parcours de l’artiste dont le construit de la passerelle mystérieuse se lit à travers le contexte et la scénographie entre l’exposition et les contemplateurs.

Fervent amoureux du pinceau, Dikisongele passe pour l’un des grands peintres contemporains congolais de ces deux dernières décennies, à travers ce qui pourrait être lu comme le récit d’une expérience esthétique.

Emmanuel Makila

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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